Me voilà rentré de la vieille et vieillissante Europe. Bien content de retrouver les places et les proches qui me font sentir chez moi sur cette Terre. Ceci dit, pas le temps de disserter longtemps sur les avantages et inconvénients d'une société de consommation au peak de ses excès en ces périodes festives.
J'en ai quand même profité pour rencontrer quelques uns de nos partenaires, les dirigeants de BEAL à Vienne, évidement mais aussi la société Bionoor (www.bionoor.com) avec qui nous démarrons un projet de verger scolaire, la société de rafting Adelante (basée à Guillestre) et l'agence de voyages britannique Pioneer Expeditions qui se lancent aussi dans des programmes de compensation et de vergers scolaires.
Ma manière à moi de compenser cette débauche de consommation en canalisant les bonnes volontés qui émergent au gré des rencontres. Me voilà, après un mois orgiaque, de retour au Pays ou tout superflu devient luxe suprême et ultime. Direct au boulot puisque malgré tous les efforts de ma femme et de Noah nous avons encore 15 à 20,000 pieds à dispatcher en deux semaines. Pas facile de travailler à un tel rythme.
Les chaleurs de fin d'année, les pluies consistantes, les pistes impraticables, le travail des rizières, tout complique notre tâche à cette période de l'année. On sent la fatigue des équipes et les troupes deviennent plus dures à motiver. Me revoilà donc à négocier emplois du temps et cadence de repiquage en slalomant sur des pistes détrempées et terriblement érodées par le manque d'entretien depuis ces deux années de crise. Je finis malgré tout le mois avec un score honorable et les pépinières commencent à se vider sérieusement. En fait il n'y a plus qu'à Tsarasoa ou il nous reste quelques planches à ventiler.
Nous en avons gardé pour les écoles et reprendrons également la route en février pour une deuxième couche. Les arbres commencent à se voir un peu partout sur la piste et nous nous sentons plus motivés que jamais malgré les difficultés rencontrées le long des pistes. Sur les autres secteurs ou nous intervenons, Les pépinières d'Andranomangatsiaka (au sud d'Antsirabe) sont remarquablement vides et nettoyées. Pour la commune d'Antanimbary, au sud de Maevatanana, nous avons pu procéder à deux livraisons de jeunes eucalyptus et les premiers acacias mangium et auriculiformis pour cette commune.
Nous avons également pris en charge un premier site de reboisement sur la route au nord du village à hauteur d'un parking très populaire. Près d'un millier de plants ont pu être mis en terre par nos propres équipes et les premiers essais de l'année dernière ont à peu près survécu, malgré de sérieuses dégradations de la part de chauffeurs routiers inconséquents, …
En périphérie de Tana, mon absence ne nous a pas permis de procéder à beaucoup d'opérations et seule la rivière Katsaoka a reçu de manière plutôt symbolique une quarantaine de plants. Un début d'année sur les chapeaux de roue avec une grosse tension politique qui continue à perturber sérieusement les relations de bon voisinage et encore un mois de travail pour finir la saison et commencer à ranger les pépinières. Ouf bientôt de brèves vacances.

Travaux collectifs sur le secteur d'Ambalamatsinjo qui finira bien par reprendre un peu d'allure.

Un secteur entre les villages d'Ambalamatsinjo et Soavahiny que nous travaillons depuis 3 ans en bordure de la ravine qui descend de langela.

Un autre secteur entre Ambalamatsinjo et marody, au pied de Langela.

Dépose de jeunes plants le long des pistes de la Sahanambo. Dans quelques années, on parlera beaucoup de ces 30 kms de pistes ombragées, …

Travail à la chaine pour vider les dernières planches des pépinières de Tsarasoa. Au fond le village de Soavahiny qui disparaît peu à peu noyé dans des bosquets qui se rejoignent au fil des saisons.

Pays d'arc en ciel et de splendeur, je n'en ai jamais vu autant que dans cette vallée. Cette dualité entre le flanc est plus arrosé et le côté ouest beaucoup plus sec explique sans doute la fréquence de ces phénomènes.

Une équipe de femmes au travail dans le secteur des sources de Langela.

Et déjà, nous préparons la saison suivante. Cette fois nous avons décidé de planter quelques milliers de manguiers. Les fokonolona aiment bien et respectent cet arbre. Son introduction au milieu d'espèces diverses et le long des routes nous permettra peut être d'atténuer les sévices infligés aux zones de reboisement. Et puis c'est un très bel arbre qui est parfaitement adapté aux conditions locales.







Découvrez l'action de l'association Wood en stock au travers d'un reportage de France 5 dont une partie est dédiée à notre programme de reboisement dans la vallée de Tsaranoro.
