J'inaugure donc en ce jour, le journal de l'association. Plutôt que continuer à établir des rapports mensuels qui nous prennent beaucoup de temps et pour lesquels je suis incapable de rester à jour, j'ai donc décidé de modifier un peu le style de ces bulletins d'infos et me voilà donc devenu « green bloger ».
Cela devrait être plus facile pour nous de faire des mises à jour plus régulières au fur et à mesure de nos sorties sur le terrain. A priori, ca devrait signifier plus de photos, des vidéos, et surtout moins de textes! Pour le moment j'ai encore quelques mois à rattraper mais la motivation est forte, on s'y met à fond.
Nous voilà donc revenus en septembre 2010!
Un mois sans grands bouleversements. La saison touristique est molle, le rythme des visiteurs a bien diminué, les guides se tournent les pouces et la douce léthargie hivernale commence à s'amenuiser. Une visite intéressante de jeunes loups de la métropole avec un grandiose projet de recherche de financement pour nos opérations d'agro foresterie. Ca risque de prendre un moment mais je sens leur motivation et détermination. J'espère bien devoir vous en reparler.
Rafi le patriarche de Vohilemaka célèbre dignement la circoncision de son petit fils et toute la région se retrouve pour quelques journées terriblement festives. Ca fait du bien de voir les communautés locales organiser des fêtes de ce genre. Rien de mieux pour resserer les liens familiaux et claniques dans ces vallées isolées.
Les pépinières sont en place et les pousses semblent sortir de leur torpeur hivernale. Les températures se radoucissent et on sent les premiers frissons du printemps. La terre est sèche, les jeunes pousses se sont mis en dormance pour supporter la sécheresse de la saison et seule les rosées du matin procurent l'humidité nécessaire à la survie de nos forêts futures. Nous avons paillé les terrasses aménagées à Tsarasoa et continuons nos essais de boulettes à planter.
L'idée est d'en planter chaque mois afin de vérifier si la période de mise en terre a une influence sur la germination des graines. Nous manquons encore de recul et il nous faudra certainement plusieurs saisons d'essai et de tâtonnements avant de pouvoir confirmer les tendances que nous observons.
Pour l'instant, nous ne voyons pas de différence majeure pour les graines plantées en saison sèche. La mise en terre et surtout le terrain (sol, hydrologie, végétation, …) semblent être des facteurs dominants. En tout cas le principe de ces boulettes fonctionne et comptons bien développer celui ci dans les années à venir.
Voilà c'est tout pour Septembre,on se retrouve dans quelques semaines,
à bientôt,

Pépinière fruitière, plus de 4000 plants pour les villages (pêchers, pommiers, moringa, papayers, bananiers, caféiers, avocats, mangues, litchis, agrumes, grenades, jacks) et de futures salades de fruits jolies, jolies...

Un beau et vigoureux peuplement d'acacia auriculiformis dans sa troisième année sur un terrain particulièrement ingrat.

Une partie des pépinières de Tsarasoa Ambany. On continue à y aménager des terrasses pour accroitre la capacité de production et diversifier les espèces travaillées.

De jeunes leucaenae qui attendront la fin de l'année bien rangés sagement.

Les circoncisions sont une des cérémonies majeures dans la vie des villages. Un honneur et une fierté pour les parents.

Paillage des terrasses en paille/bozaka et biomasse de légumineux. Dans le fond un jeune auriculiformis de l'année et au premier plan un tout jeune tephrosia (biomasse, fixation azote, aération et régénération des sols, fourrage, biopesticide)

Maro, permanent depuis deux ans a décidé de construire sa maison sur Tsarasoa. Bien sur, nous prenons en charge les frais d'aménagement et de construction. Agréable surprise, le voilà qui jardine et préserve un arbre dans sa cour!

Les terrasses de Tsarasoa, paillées et bordées de Vetiver. Le repiquage permanent de nos pieds de vetiver fait partie des projets de développement de nos actions. Convaincus de l'importance de cette espèce dans les processus de stabilisation et/ou de réhabilitation des sols, il va nous falloir planter plusieurs kilomètres de bordures pour pouvoir passer à sa diffusion dans le milieu rural.
A terme, nous espérons même pouvoir en faire une des ressources de l'association en maintenant des capacités de production importante et fournir les grandes sociétés de travaux publics qui se sont convertis et commencent à stabiliser systématiquement les bas côtés des routes en vetiver.

Quand l'homo urbanis prend conscience des enjeux ou quand le high tech se met au service de l'environnement. Mathieu et Pierre Alain touchent du doigt les réalités du terrain, les opportunités et les contraintes de nos projets. Une affaire à suivre, ...







Découvrez l'action de l'association Wood en stock au travers d'un reportage de France 5 dont une partie est dédiée à notre programme de reboisement dans la vallée de Tsaranoro.
