La mise en œuvre de tels projets doit forcément respecter des paramètres culturels et sociaux incontournables. Je n’exagérais pas en faisant référence à la Révolution Française et maintenant que la boîte de Pandore est grande ouverte, il nous incombe de gérer au mieux cette nouvelle donne.
Des traditions séculaires sont remises en question, la structure sociale des villages s’en trouvent modifiée, l’ouverture au monde extérieur crée de nouveaux besoins, la mondialisation a atteint cette vallée perdue et il est essentiel de recréer des équilibres.
Chaque projet qui démarre implique d’interminables « kabary » avec les anciens des villages. Tous les points de vue doivent être pris en compte et analysés. Des solutions adaptées à chaque contexte doivent être imaginées.
La mise en œuvre de nos actions nécessite avant tout une très grande disponibilité et un sens aigu des relations humaines. Pas facile d’interférer dans un microcosme montagnard, replié sur lui-même. Les querelles entre clans sont sans doute antédiluviennes et il paraît parfois impossible, pour un étranger, de comprendre les événements qui rythment ce petit monde rural.
Si j’estime que notre objectif est prioritaire c’est surtout parce que l’activité touristique nous offre de splendides opportunités pour façonner un modèle de développement applicable à d’autres régions.
Arriver à convaincre qu’un modèle pastoral et agro forestier peut générer des revenus supérieurs au schéma existant sera plus facile grâce à l’apport direct et indirect des visiteurs de passage dans la vallée.

Cela nous fournit une partie du financement de ces actions, nous facilite la transmission de messages et techniques au reste de la population, rend plus supportable le passage d’un système établi à celui que nous souhaitons mettre en place.
A terme, il est tout à fait probable que l’activité de reboisement génère des revenus directs grâce à la participation active des visiteurs (séjours reboisement) mais aussi développe l’attrait éco touristique du site, accroissant par là même, la fréquentation et les revenus directs qui en découlent.
La participation active des vahiny encourage les locaux à œuvrer dans ce sens et nous ferons tout pour développer les interventions directes sur le terrain, sans se limiter à une participation financière, fut-elle conséquente.
Partie intégrante de ce projet global, nous travaillons aujourd’hui à mettre en place les outils de gestion du patrimoine et des sites. Cela veut dire reprendre la gestion de la forêt domaniale, veiller à la bonne utilisation des fonds collectés pour financer reboisement et entretien de s pistes, consolider la présence de l’armée pour contrôler les vols de zébus, coordoner les actions entreprises et soutenir la vie associative.
Soucieux de gérer au mieux notre travail sur le terrain, je me suis organisé pour passer le plus de temps possible sur site et devrait arriver à une moyenne de 15j/mois dans la vallée.
Ma présence en zone urbaine reste indispensable car pour démarrer et mener à bien ces projets, cela implique un gros effort de relationnel avec le monde extérieur.
Il importe d’associer des multiples partenaires issus d’horizons divers et d’offrir à nos sponsors les outils de communication qui leur permettront d’expliquer leur démarche et communiquer vers leurs clientèle sur le thème de la protection de l’environnement et du développement durable.
J’aimerais à terme pouvoir déléguer cet aspect du travail et l’amélioration de la couverture téléphonique, mais surtout Internet, me permet d’envisager l’avenir avec encore plus de présence sur le site.
Nous entrons dans la phase de mise en œuvre et le mois de mars 2008 aura vu l’établissement de nouvelles pépinières (Camusat et Club 41) ainsi que l’accroissement de la capacité de production des pépinières de Tsarasoa (Beal, Festival du reboisement., Tsarasoa, fruitiers) dans le cadre de Wood En Stock.
Un grand moment pour moi, qui ait rêvé depuis des années de disposer des financements nécessaires pour mettre en application les grandes idées collectées et inventées pour faire de ce paradis pour éco touristes, un paradis pour tous, …







Découvrez l'action de l'association Wood en stock au travers d'un reportage de France 5 dont une partie est dédiée à notre programme de reboisement dans la vallée de Tsaranoro.


